Lorsque les objectifs de
gestion du site sont compatibles avec la poursuite de
certaines activités économiques, les biens acquis
par le Conservatoire du littoral peuvent être sujet
à mise à disposition, sous des formes de location,
de baux ou de fermage. Le constat est qu'aujourd'hui,
il y a davantage d'agriculteurs en activité sur les
terrains du Conservatoire du littoral qu'il n'y en
avait avant leur acquisition.
État
des lieux
Le maintien de l'activité
agricole voire son rétablissement contribue à la
gestion écologique et durable de certains espaces
protégés. Les exploitants agricoles ont en charge
une partie de la gestion sur une partie du site (le
plus souvent, deux ou trois hectares seulement).
L'agriculteur intervient effectivement sur une
surface réduite car la nature des sols et la
configuration des milieux augmentent les difficultés
d'exploitation sur le littoral et ne permettent pas
à l'exploitant de répondre aux exigences de
rentabilité imposées par le marché. Il est
important que cette démarche s'inscrive dans le
cadre d'une complémentarité d'usages avec d'autres
parcelles plus productives, sans quoi la situation de
l'agriculteur ne serait pas viable.
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Parfois,
la mise en place d'un troupeau d'ovins ou de
bovins sur un site donné peut suffire à en
assurer l'entretien sans que l'intervention
de l'homme soit nécessaire. Dans ce cas, on
privilégie bien entendu les pratiques de
pâturage extensif. Leur présence
permet un entretien permanent du site sans
intervention de machines pour les opérations
de fauche. |
| Les espaces
naturels protégés ne sont pas des sites
figés, mis sous cloche, bien au contraire.
En effet, aujourd'hui, on trouve sur les
sites du Conservatoire du littoral, des
terres en culture : c'est le cas dans le
Calvados où un ancien verger traditionnel a
été restauré en 1997 et produit
aujourd'hui plusieurs tonnes de pommes chaque
année. Les fruits récoltés à la
main sont destinés à la production
de cidre. Ce produit naturel est vendu au sein des délégations du
Conservatoire du littoral ainsi que dans le
circuit de distribution traditionnel.Vous
pouvez l'identifier par la mention
"produit sur les terrains du
Conservatoire du littoral". |
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De la même
façon, sont produits, du vin rouge Corbières et
du Muscat dans le Sud de la France. Outre-mer,
sur l'île de la Réunion, des salines ont été
réhabilitées et le sel récolté est également
vendu sous l'emblême du Conservatoire du littoral.
La
convention de gestion agricole
Ce document formalise un lien juridique,
au regard de l'article L. 243.1 du Code Rural, entre
le Conservatoire du littoral et l'exploitant
agricole. La convention est composée d'une dizaine
d'articles qui définissent à la fois le cadre
général d'intervention et le cahier des charges.
Le document rappelle
le contexte administratif et juridique dans lequel
l'agriculteur intervient. Il précise également :
- les
caractéristiques et références
cadastrales de la parcelle louée à l'agriculteur
- les
conditions générales d'exploitation des
fonds, c'est-à-dire, les droits et
obligations respectifs des parties
signataires
- les
contraintes liées à l'utilisation des
produits fongicides et herbicides
- les
contraintes liées à la nature des lieux
(alternance de périodes de fauche et de
pâturage)
- l'indemnité
versée par l'exploitant agricole auprès
du gestionnaire en titre du site (par
exemple un syndicat mixte)
les conditions
de résiliation et de renouvellement de la
présente convention
Aujourd'hui, plus de
350 agriculteurs ont accepté d'exploiter des
parcelles situées sur les terrains du Conservatoire
du littoral.