En quête de pérennisation des moyens de la gestion : l’enquête livre son 1er bilan !

Lors de l’AG de Rivages de France à Deauville, les présents ont pris connaissance avec grand intérêt des principaux résultats de l’enquête conduite cette année auprès des gestionnaires, afin de mieux cerner les contours du financement de la gestion de leurs sites…

Nous évoquions en juin dernier la mise en oeuvre de ce travail collaboratif engagé par Rivages de France et le Conservatoire du littoral. Aux termes de l’enquête, 86 gestionnaires ont répondu, ce qui atteste pour le moins d’un intérêt vif et partagé sur le sujet.

QUELQUES CHIFFRES
• 86 réponses dont 71 questionnaires exploitables
• 321 sites couvrant globalement 65 000 hectares
• Les moyens humains déployés sur les sites représentent 342 ETP + 76 ETP extérieurs au service
• Au niveau national, le coût annuel de fonctionnement s’élève à environ 18 millions d’euros/an pour gérer 65 000 hectares d’espaces naturels littoraux et lacustres protégés.

Au regard de ce dernier chiffre, le coût moyen global de la gestion d’un site naturel littoral s’établit à environ 277 €/ha/an. Modeste… D’autant plus quand il est mis en comparaison avec le coût de fonctionnement de la gestion d’un espace vert urbain, lequel s’élève pour sa part à 3 500 €/ha/an, soit 12,5 fois plus !

Cet édifiant bilan aborde en outre la répartition du financement et des activités de gestion courantes.
Le bilan est disponible sur demande auprès de Rivages de France.

ET MAINTENANT…
Le BE ACTeon environnement finalise la production de retours d’expériences sous forme de fiches-actions et d’une synthèse :
• démarches innovantes en vue d’une gestion plus efficiente : naturalité, gestion pastorale… ou modes d’organisation de type cogestion, gestion multi-sites, mutualisation, appui/animation du bénévolat, externalisation d’activités, intervention d’usagers ou de professionnels (agriculteurs, chasseurs, pêcheurs, sociétés forestières, etc.) dans la gestion des sites…
• mobilisation de ressources financières nouvelles, crédits publics ou privés – y compris provenant des usagers – en plus de ceux affectés à la gestion d’espaces naturels, parkings payants, concessions (hôtels, campings, activités de loisirs), gestion directe d’activités commerciales, d’accueil et d’animation…

L’objectif poursuivi est d’aider les gestionnaires actuels et futurs à maintenir, voire développer le niveau d’ambition sur les sites, tout en garantissant la pérennité des moyens de cette ambition !